La prématurité : Une situation mondiale préoccupante

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29 mai 2023

Entre 2010 et 2020, un bébé sur dix est né prématurément. Or, la prématurité représente un phénomène préoccupant à l’échelle mondiale comme le souligne le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Unicef qui la qualifient « d’urgence silencieuse ». On fait le point.

Prématurité : situation mondiale préoccupante

Qu’est-ce que la prématurité ?

Un enfant est dit « prématuré » lorsque sa naissance survient avant 35 semaines de grossesse. Selon le stade de prématurité (très grande, grande ou moyenne), ses organes et  fonctions physiologiques seront plus ou moins immatures. Ce degré d’immaturité impactera alors sur la durée des soins de réanimation néonatale et du suivi hospitalier avec un risque de conséquences à long terme sur la santé de l’enfant (retards de développement ou de handicap).

A l’heure actuelle, la prématurité constitue la première cause de mortalité infantile et tue un enfant sur cinq avant l’âge de 5 ans. D’après les chiffres de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, 13,4 millions de bébés sont nés prématurément en 2020 et près d’un million d’entre eux sont décédés des suites de complications liées à l’accouchement prématuré. Ce qui équivaut à environ un bébé sur dix né prématurément. Cette situation est d’autant plus préoccupante que les taux de naissances prématurées à l’échelle mondiale n’ont pas changé entre 2010 et 2020.

Dans ce contexte, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Unicef, en collaboration avec le Partenariat pour la santé maternelle, néonatale et infantile (PMNCH), publient un nouveau rapport sur la prématurité. Intitulé « Born too soon », ce rapport pointe « l’urgence silencieuse » que représente la prématurité, ainsi que son ampleur et sa gravité sous-estimées.

Des inégalités quant à la survie des enfants prématurés

Il faut dire que la survie des bébés prématurés dépend fortement de leur pays de naissance et que là encore, les inégalités géographiques perdurent :

  • Dans les pays à faible revenu, seul un bébé extrêmement prématuré (< 28 semaines) sur dix peut espérer survivre, contre plus de neuf sur dix dans les pays à revenu élevé.
  • Les taux de prématurité les plus élevés s’observent en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne avec 65 % des naissances prématurées dans le monde et des risques de mortalité importants.
  • Près d’un bébé prématurité sur dix naît dans les pays concernés par des crises humanitaires.

D’autres facteurs sont également à prendre en compte dans le phénomène de prématurité parmi lesquels la pollution de l’air, les changements climatiques, la pandémie de Covid, les guerres etc…

À savoir ! La pollution de l’air contribuerait chaque année à 6 millions de naissances prématurées.

Lors de la Conférence internationale sur la santé maternelle et néonatale qui s’est tenue en Afrique du Sud du 8 au 11 mai derniers, l’OMS, l’UNICEF, les Nations Unies et le PMNCH ont encouragé à toujours plus d’investissements pour améliorer l’accès aux soins des bébés prématurés et prévenir ce phénomène.

Déborah L., Docteur en Pharmacie

Sources
– La prématurité, une « urgence silencieuse » qui exige une réponse immédiate, alertent l’OMS et l’Unicef. www.lequotidiendumedecin.fr. Consulté le 18 mai 2023.
– Born too soon. express.adobe.com. Consulté le 18 mai 2023.
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